Rire

J’ai perdu un truc !

C’est arrivé sans prévenir. Je me suis levée un matin.

Les cheveux en pétard, les paupières à peine ouverte. Je me suis mise à marcher au radar jusqu’à la salle de bain. J’ai allumé la lumière, j’ai ouvert en grand l’oeil droit, puis délicatement pour ne pas me faire une hernie j’ai ouvert l’oeil gauche.

Et là je me suis soudainement rendu compte que je l’avais perdu.

Je ne m’étais rendu compte de rien, c’est arrivé d’un coup. Je pensais pourtant y faire attention. Je ne l’avais jamais perdu avant. Je n’ai pas compris où et quand je l’ai perdu. Je me suis repassée tous les derniers événements pour me rappeler où j’avais bien pu la voir la dernière fois…

Impossible de me rappeler ce qui c’était passé.

J’ai perdu … la splendeur de ma jeunesse…

C’était si soudain, je n’ai pas eu le temps de me faire à l’idée. Bon avec le recul je me dis bien que j’ai eu quelques signes…

En soirée, je commençais à faiblir vers 1h du matin et je m’étais 1000 an pour récupérer. Le lendemain je ressemblais plus à un sharpei qu’à Claudia Shieffer dans sa jeunesse (les jeunes n’auront surement pas la réf, chercher sur google)

J’avais plus de plaid et de coussins chez moi que de bouteilles de vin dans mon frigo.

Mon feed Instagram avait plus de photo de mon chien que de beuverie entre copine.

Je n’avais plus assez de doigts sur mes deux mains et mes pieds pour compter les rides autour de mes yeux. Exit les rides du sourires que l’on prenait pour une facette sexy ou la ride du Lion qui donnait du caractère, l’espace lisse de mon visage diminue visiblement en surface.

Il faut se rendre à l’évidence je l’ai perdu et je ne la retrouverais jamais.

Alors soit ! qu’à cela ne tienne. Je n’ai plus la splendeur de ma jeunesse mais je peux avoir la splendeur de ma vieillesse.

Ce n’est pas comme si on pouvait y échapper alors autant le vivre avec plaisir et y trouver son compte pour que cela nous rende heureuse et s’épanouir en vieillissant peut être aussi agréable que s’épanouir en étant jeune et beau.

Après tout, tout est dans la tête. Dans sa façon d’être et en gardant un bon état d’esprit.

Non ce n’est pas le début de la fin mais plutôt le début d’une autre vie. Une vie plus sereine, plus confiante, plus assurée, moins prises de tête finalement. Car on se moque de l’image que l’on dégage, on se moque de ce que les gens pensent de soi, on s’assume avec nos défauts, nos rides, nos rondeurs. On vie et c’est ça le plus beau finalement.

Soyons heureux de vieillir, cela veut dire que l’on est en vie !


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