A mesure que je survole mon sud adoré, je me rend compte à quel point je l’aime.

Je suis heureuse de partir quelques jours retrouver mes amis parisiens et me reposer de toutes charges mentales pendant 4 jours.
Je me réjouis de prendre du temps pour moi, j’ai conscience plus que jamais de l’importance que cela a.
A mon retour il semblerait que je dois affronter d’autres étapes difficiles, alors cette pause tombe à point nommé je pense.
Encore une fois, il n’y a pas de hasard dans la vie.
Je compte bien profiter de ces moments pour me ressourcer, m’amuser, me divertir, prendre un shot de rire, d’amitié, de douceur. De quoi m’enivrer, m’immerger dans une dimension qui ne ressemble pas à mon quotidien.
L’avion passe au-dessus de nos montagnes si majestueuses et affublées d’un petit chapeau de neige timide et peu présent mais qui les habillent à merveilles.
Nous avons un beau pays.
Je me rend compte à quel point nous sommes des enfants gâtés, incapable de se rendre compte de tout ce que l’on a déjà et d’en vouloir encore plus comme si nous n’avions rien.
On ne sait pas se contenter de ce que nous avons à dispositions, de ce qui peut faire notre bonheur si on s’y attarde un peu, de ce qui est beau et peut suffire à nous combler si on le regarde vraiment.
Nous sommes face à une œuvre unique de Rodin, une sculpture démesurée, avide de détail, de courbe, mais on ne voit qu’un morceau de pierre.
Au lieu de voir le travail magnifique de l’artiste, la beauté de cette œuvre, son sens, ce qu’elle nous inspire, on ne s’arrête à peine pour la contempler vraiment. On poursuit notre chemin en se disant elle sera toujours là de toute façon.
Mais on se trompe, si on ne prend pas le temps de voir la beauté et les petites choses qui sont près de nous, qui nous entoure, que nous avons déjà. Si on s’obstine à ne pas les voir, à ne pas se rendre compte de leur valeur, du bonheur qu’elles peuvent nous apporter, alors on passera à coté de tout, on ne sera jamais heureux, jamais satisfait car on n’aura pas su apprécier rien de ce que nous avons.
A quoi bon être dans la quête de quelque chose si vous ne savez déjà pas apprécier ce que vous avez, une fois que vous obtiendrez ce que vous cherchez aujourd’hui, vous n’y prêterez pas attention de toute façon et vous chercherez encore autre chose que vous n’apprécierez pas non plus… et ainsi de suite
Le bonheur ne s’achète pas, il ne comble pas des trous, il se vit dans le présent pas dans le futur.
En savoir plus sur
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
